Le Père Noël, un cadeau pour les marques.

Publié le par Elfe

Pere-Noel-1.gifAh Noël ! Le sourire des enfants, les réunions de familles pour certains, une fête pour la générosité et il y en a bien besoin en ces temps difficile.

D’un côté Noël c’est la magie, le plaisir, la féerie et de l’autre côté c’est le merchandising à outrance, le matraquage publicitaire, la consommation à foison.

 

Mais personne n’est dupe (enfin je le crois) en voyant le moindre objet paré d’un bonnet de noël, ou de jeunes et jolies filles légèrement vêtues pour la saison entrain de vous refourguer le dernier gadget à la mode. Sans parler des numéros de téléphone sursursurtaxés pour parler au Père Noël.

 

Néanmoins, ce bon vieux bonhomme, un peu dodu et jovial est un super logo. Un ambassadeur pour toutes les marques, Il n’appartient à personne mais tout le monde l’utilise pour sa propre boutique, et en plus il ne prend aucun droit d’auteur.

 

Peut être faudrait-il obliger tout ceux qui profitent de son image à des fins publicitaires à verser un don qui serait ensuite donner à une association caritative au profit des enfants défavorisés ? Qu’en pensez-vous ?

 

Mais pourquoi en est on arriver là ? Et puis d’où vient-il ce petit papa Noël, cher au cœur de Tino Rossi ?

 

Le Père Noël trouve ses origines sur notre vieux continent, mais ce sont nos cousins américains qui ont boosté sa carrière. Eh oui ! Inventé en Europe et popularisé, rentabilisé par les Etas Unis. C’est comme ça….

 

Mais d’abord qui est le Père Noël ? C’est un vieux monsieur, jovial et débonnaire qui vit dans les régions extrêmement froides de la Laponie. Toute l’année, il prépare les cadeaux pour les enfants sages avec son armada de lutins afin de les distribuer la nuit du 24 décembre. Il voyage sur un traîneau magique tiré par des rennes ultra méga rapides. Il entre dans toutes les maisons par la cheminée, si possible,  pour déposer les cadeaux au pied du sapin.

 

C’est beau non ?! J’en vois déjà qui ricanent et qui se disent que le Père Noël c’est un bout de plastique rectangulaire avec une carte à puce qui vous demande votre code à quatre chiffres et qui vous laisse sur la paille en janvier.

Bon certes, mais ayez un peu de magie dans les yeux et dans l’esprit. C’est Noël quand même !!

 

Donc remontons le temps vers des époques troubles, bien au delà du Moyen âge. D’un côté, il y avait les Chrétiens, qui pour fêter la naissance de l’enfant Jésus s’offraient des petits présents le 25 décembre. De l’autre côté, il y avait les païens, qui pour fêter l’arriver de l’hiver et exorciser leurs peurs organisaient divers rituels.

En arrivant sur la Moyen Age et avec l’expansion de la doctrine catholique, les rites païens furent supprimés et progressivement remplacés par de nouvelles icones.

Les Saints firent leurs apparitions et la période de décembre fut confiée à Nicolas de Myre qui prit le nom de Saint Nicolas, le protecteur des enfants.

 

Nicolas de Myre fut évêque au IVe siècle en Turquie, et la légende raconte que ses reliques permirent la résurrection de trois enfants massacrés par un horrible tueur psychopathe. De ce fait il devint le protecteur de tous les enfants du monde et sa fête serait le 6 décembre.

 

En Europe, les populations donnent une physionomie à Saint Nicolas en fonction de leurs connaissances. Il est représenté comme un homme de grande taille et bien bâti, une longue barbe, une crosse d’évêque, une mitre sur la tête et une grande robe à capuchon.

Une sorte de mixte entre la culture celte druidique et la religion catholique. Et bien sur, Saint Nicolas fut chargé de passer dans chaque habitation pour offrir des cadeaux aux enfants sages.

 

Ce n’est que vers le XVIe siècle que l’image de Saint Nicolas se renforce avec un compagnon de route : le père fouettard.

Il est le côté obscur de la force, il vient pour punir les vilains enfants. Selon certains, il serait le tueur psychopathe de la légende de Nicolas de Myre. Les deux hommes forment un équilibre, un cadeau pour les gentils et un coup de fouet pour les méchants.

 

Avec la réforme, les protestants rejettent les saints patrons et du même coup Saint Nicolas. Ce n’est plus lui qui donne les cadeaux aux enfants mais directement l’enfant Jésus, et Saint Nicolas devient progressivement un personnage mi-laïc, mi- religieux.

Toutefois son emprise reste forte selon les pays et notamment aux Pays Bas ou on l’appelle ‘Sinter Klaas’.

Avec la laïcisation qui se répands dans les pays germanique, on voit ressurgir d’anciennes figurent païennes, comme les fées, les elfes, les lutins et le vieux bonhomme de Noël qui est juste chargé d’apporter le sapin dans les maisons avec son traineau.

 

De l’autre côté de l’atlantique, aux Amériques, les hollandais qui ont fondé la Nouvelle Amsterdam (qui deviendra New-York avec les anglais) se souviennent avec nostalgie de leurs traditions. Et ‘Sinter Klaas’ refait surface à travers les contes oraux et la littérature. Petit à petit, la fête de Saint Nicolas se confond avec la fête de la nativité. Et de Sinter Klaas en Hollandais à Santa Claus en Anglais, il n’y a qu’un pas.

 

Mais ce n’est qu’en 1822, le 23 décembre, que notre Père Noël prend du galon et de la notoriété avec un célèbre poème publié par Clément Clarke Moore, pasteur de son état, sous le titre est « A visit from St Nicolas ».

Ce dernier décrit Saint Nicolas comme un vieux lutin souriant et un peu dodu qui se déplace de maison en maison à bord d’un traineau tiré par huit rennes (Fougueux, Danseur, Fringant, Rusé, Comète, Cupidon, Tonnerre et Eclair). Cet article est un succès et sera repris chaque année par différents quotidiens américains, puis traduit en plusieurs langues pour faire le tour du monde. C’est la naissance du mythe tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Vers 1850, les pays anglo-saxons uniformisent Saint Nicolas et la nativité en un soir, celui de Noël.

Dix ans plus tard, Thomas Nast, illustrateur au journal ‘Harper’s Illustrated Weekly’ de New-York donne un nouvel aspect à Santa Claus. Il en fait un petit père rondouillard dans un habit de velours rouge avec une fourrure blanche, une énorme ceinture noire et une pipe au coin de la bouche, en souvenir des hollandais. Pendant plus de trente ans, il représentera le Père Noël sous cette forme, de quoi bien ancré son image dans l’esprit populaire.

 

Certaines firmes commencèrent à utiliser l’image du père Noël à des fins mercantiles, et notamment une célèbre marque de Cola dès 1931 car son costume rouge, qui date de 1866, était aux couleurs de la marque. Son exploitation permettant de vendre la boisson gazeuse rafraîchissante en hiver alors que les ventes régressent à cette période. En s’appropriant l’image du Père Noël et en améliorant sa communication, Coca-Cola à popularisé le vieux bonhomme à travers le monde.

En France, l’idée du Père Noël commence à s’installer définitivement après la seconde guerre mondiale grâce aux américains.


 Pere-Noel-coca.jpg


Vers 1939, le Père Noël reçoit le renfort d’un nouveau renne pour sa tournée annuelle, il a un nez rouge lumineux et s’appelle Rudolf. Grâce à lui, le Père Noël peut s’orienter dans les terribles tempêtes de neige et de blizzard.

 

Ce qui a permit de renforcer l’image du Père Noël auprès des enfants ce fut la possibilité de lui écrire et de recevoir une réponse. L’idée émane de notre poste française, en 1962 le Ministre des PTT, Monsieur Jacques Marette, instaure un service chargé d’ouvrir le courrier adressé au Père Noël et d’émettre une réponse gratuite. Les premières réponses émanant de ce service furent rédigées par notre célèbre pédiatre Françoise Dolto, la maman du chanteur Carlos. Et moi je dis vive la France, mais question : si la poste devient privée, qui répondra à nos chers bambins ? La générosité et le service public s’arrêtent à la porte du profit…..

Bien sûr d’autres pays à travers le monde ont mis en place ce service qui connaît un succès toujours plus grand chaque année.

 

Mais où habite le Père Noël ? C’est une très bonne question et j’y répondrai sans détour (ça c’est pour la formule politique). En fait, chaque pays souhaite avoir la résidence du Père Noël à l’intérieur de ses frontières. A ce jour, le village du Père Noël est en Laponie à Rovaniemi pour les adultes, mais les enfants savent que le Père Noël habite au village magique situé dans le ciel.

 

De nos jours, le Père Noël à conquis pratiquement la surface du globe, il commence même faire son apparition dans certains pays qui n’ont pas la culture de Noël comme en Chine.

Dans les pays du nord de l’Europe, les enfants sont relativement gâtés car ils ont le Père Noël le 24 décembre mais ils fêtent aussi Saint Nicolas début décembre.

Je vous conseil le film «  Le Cheval de Saint Nicolas » à l’occasion.

 

Enfin, j’ai lu aussi une légende qui nous vient de Russie et qui raconte que le Père Noël serait le quatrième Roi Mage. Il partit avec son traîneau chargé de cadeau pour l’enfant Jésus. Mais se perdant en route, il fini par renoncer à trouver le divin et depuis 2009 ans, il continue son voyage en offrant des cadeaux aux enfants qu’il rencontre sur sa route.

 Pere-Noel.jpg


Pour le mot de la fin, je vous souhaite un superbe et magique Noël. Quel que soit votre âge, laissé entrer le Père Noël chez vous et dites vous qu’il n’y a aucune gène, ni honte d’y croire. Un peu de magie ne peut pas faire de mal.

 

Joyeux Noël à tous.

 

Elfe

Publié dans Divers

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Zouzou 26/12/2009 08:18


Merki papa Noël, tous les ans il nous fait de très beaux cadeaux!!!
Félicitations pour ton blog, il est très chouette!!! mais il y a plein de choses à lire, je reviendrai!!!
bisous Frédouille!


Jérémy STORM 25/12/2009 23:56


Comme toujours, toutes ces informations sont passionnantes.
TRES HEUREUX NOEL !
A bientôt.


caramel 21/12/2009 14:34


bravo pour l'historique et bon noël a toi aussi


Elfe 22/12/2009 18:35


Merci pour ce gentil commentaire.